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FICHE Atelier Lycée
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Mobilité

Brasilia, Centre-Ouest, District fédéral, Brésil © Yann Arthus-Bertrand

ÉTUDE DE CAS N°2

Que ce soit en France ou dans le monde, les transports motorisés voient leurs émissions de gaz à effet de serre progresser chaque année. Tous quasiment fonctionnent encore au pétrole, rejetant des tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Il est urgent de nous déplacer autrement.

Document 1 – Transport et CO₂  : quelle part des émissions ?

Avion, route, bateau… Le secteur du transport est l’un des plus contributeurs au réchauffement, d’autant plus que la mondialisation a entraîné une multiplication des trajets. Avec 13,41 gigatonnes de CO2 émis en 2016 dans le monde, le transport est le deuxième contributeur de gaz à effet de serre derrière la production d’énergie et d’électricité. Et encore, ne sont pas prises en compte les émissions dues aux infrastructures (béton pour la construction de ponts, déforestation…). Les émissions de CO2 des transports dépendent de plusieurs facteurs : la distance totale parcourue, le nombre de passagers par véhicule, le carburant utilisé ou encore le type de trajet. Or, les statistiques montrent un nombre toujours plus important de voitures en circulation dans le monde, ainsi qu’une explosion du trafic aérien et du commerce mondial de marchandises.

Les trois quarts des émissions liées au transport sont dues aux camions, bus et voitures. La route a ainsi généré 5,85 gigatonnes de CO2 en 2016, selon l’AIE*. Une hausse de 77 % depuis 1990. Avec 0,91 gigatonne par an, l’avion arrive deuxième. Le transport aérien est donc globalement responsable de 2,8 % des émissions de CO2 dans le monde.

Source : Futura Sciences

Définition

L’Agence Internationale de l’Énergie est une organisation internationale fondée en 1974, suite au premier choc pétrolier. Elle comporte 30 états membres, la plupart importateurs de pétrole. Elle propose son expertise aux gouvernements sur les sujets de sécurité énergétique, énergies renouvelables, etc.

Questions – Document 1

1. De quoi parle ce document ?

2. De quels facteurs dépendent les émissions en CO2 des transports ?

3. Quelle est la principale énergie fossile utilisée comme carburant ?

DOCUMENT 2 – À CHAQUE TRAJET SES ÉMISSIONS

Emissions par personne
Infographie GoodPlanet, réalisée à partir des chiffres de l’Ademe

Questions – Document 2

4. Explique ce graphique.

5. Quels sont les 3 moyens de transport les moins polluants ? Quels sont les 3 plus polluants ?

6. Que signifie la phrase « dans le cas des voitures, les émissions sont à diviser par le nombre de passagers » ?

Marché près de Surulere à Lagos, Nigeria

Document 3 – À Bogotá, le bus transporte autant de passagers qu'un RER

Les chauffeurs de bus parisiens ont de quoi être jaloux de leurs collègues de Bogotá : ces derniers roulent à une vitesse moyenne de 26 km/heure, soit deux fois et demie plus vite que les bus dans Paris intra-muros ! Pourtant, les conditions de circulation sont tout aussi compliquées à l’heure de pointe, avec des voitures pare-chocs contre pare-chocs sur les larges avenues de la capitale colombienne.

Mais les quelque 1.400 bus rouges TransMilenio, qui constituent l’ossature du transport urbain dans cette mégapole de 8 millions d’habitants, ont un avantage de taille : ils disposent, en plein cœur de la ville, de 114 kilomètres de voies réservées, protégées du reste de la chaussée par un petit muret en béton qui décourage toute intrusion des automobilistes.

Bogotá n’a pas inventé ce concept de bus en site propre, décliné en France sous le terme « BHNS » (bus à haut niveau de service). Mais la ville l’a développé depuis vingt ans à un niveau sans équivalent dans le monde : le TransMilenio transporte chaque jour, de 4 heures du matin à 23 heures, 2,5 millions de passagers. « C’est autant que les RER A et B réunis », s’enthousiasme Thierry Mallet, le PDG de Transdev.

Le plancher haut du véhicule (80 centimètres de hauteur) permet d’accueillir plus de passagers et de se jouer des pluies diluviennes qui frappent la ville à certaines périodes de l’année. Les arrêts, conçus comme de véritables stations de métro, sont surélevés de la même manière et dotés de portes palières pour accéder aux véhicules. Les clients valident avant de monter à bord afin de limiter le temps d’arrêt. En heure de pointe, la fréquence atteint sur les stations les plus fréquentées un bus toutes les deux minutes. Et sur le trajet, peu ou pas de feu rouge, mais des rampes pour pouvoir enjamber les croisements sans ralentir.

Source : Les Echos

En plein cœur de Bogotá, les bus TransMilenio disposent de 144 kilomètres de voies réservées, avec des arrêts conçus comme des stations de métro. © Felipe Restrepo Acosta

Questions – Document 3

7. Quelles sont les qualités du bus de Bogota ?

8. Quels sont les avantages d’un système de transport en commun plus performant ?


Ouverture

Santiago du Chili : 60% d’énergies renouvelables dans le métro

Pour le métro de Santiago, 60% de l’alimentation électrique provient des énergies renouvelables. Un véritable record : aucun autre réseau de métro dans le monde n’utilise autant d’électricité verte.

La fourniture d’électricité du métro repose sur un mix original. Le jour, le métro fonctionne avec de l’électricité solaire ; la nuit, il utilise de l’électricité éolienne.  18% de l’électricité consommée provient ainsi d’un parc éolien. Le jour, c’est une centrale photovoltaïque située au nord de Santiago qui fournit 40% de l’électricité utilisée par le métro.

Source : Energeek.com

Synthèse

Selon toi, quelle devra être la mobilité de demain? Réponds à cette question en t’aidant des documents et en t’appuyant sur tes connaissances et tes convictions.


Il est possible de réduire l’impact environnemental de tes déplacements !

Consulte notre poster éco-gestes sur les transports :

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